Lilian Bassman (1917-2012)

Le 13 février nous quittait la photographe américaine Lilian Bassman. Née à New York en 1917, elle s’était illustrée dans le monde de la mode des années ’50, principalement pour le magazine Harper’s Bazaar. Une époque qui, contrainte par les moeurs et une grande pudeur (les agences exigeaient que les visages des mannequins soient cachés sur les photographies de lingerie), encourageait l’expérimentation et la créativité.
Lilian Bassman
Bassman développe ainsi une approche subtile et élégante. Son travail dans la chambre noire lui permet d’insister sur les contrastes ou les flous conférant aux images une dimension onirique voire fantasmagorique. La décennie suivante marque l’avènement de nouveaux stylistes obsédés par le physique. Cette réduction du langage visuel exaspère Bassman qui décide de détruire ses négatifs commerciaux et d’abandonner la mode. Elle s’autorise alors, pour son plaisir, une photographie plus personnelle, aux limites de l’abstraction.
Lilian Bassman
Cette mise en retrait s’accompagne également d’un certain oubli, mais, dans les années ’90, l’historien Martin Harrison retrouve d’anciennes planches que Bassman décide de réinterpréter et de retravailler, parfois numériquement. Cette renaissance est fortement remarquée, au point que le New York Times et Vogue l’invitent, en cette fin de XXè siècle, à couvrir les défilés parisiens.
Lilian Bassman
 
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Images © Lilian Bassman
 
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